Je vous dis tout sur mon premier trimestre.

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Hello à tous et toutes,

Voilà bien longtemps que l’on ne s’est pas retrouvé par ici, et pour cause, cet article en est la raison !

Un petit secret bien gardé pendant ces presque 4 mois et aujourd’hui tant de choses à vous dévoiler à ce sujet …

Cet article va donc être un peu plus personnel que les derniers que j’ai pu vous partager ici, mais je trouve que l’on ne parle encore pas suffisamment de la grossesse, des émotions que l’on peut ressentir et surtout, nous n’y sommes jamais vraiment assez préparé même si le désir d’enfant est là ! On m’avait dit que tout serait différent, mais différent comment ? Et qu’est-ce qui est différent? Notre corps? Notre regard sur celui-ci, le regard que les autres portent sur nous? Nos émotions? En faite, c’est simple, pour moi tout a été différent rapidement ; du premier jour où je l’ai appris jusqu’à maintenant…

De nature angoissée, je l’ai été très vite lorsque j’ai appris pour la seconde fois que j’étais enceinte ; pour vous mettre dans la confidence, l’an dernier j’ai fait une fausse couche qui a été compliquée et longue et qui m’a valu de nombreux mois de souffrances puisque cela n’a pas été une fausse couche spontanée. Pour faire court, j’ai fait ce que l’on appelle un arrêt de grossesse (étant du milieu médical je ne savais même pas que cela existait…). L’arrêt de grossesse se définit simplement par l’embryon qui arrête de se developper car non viable (la nature est donc très bien faite). J’ai donc eu droit à plusieurs traitements et échographies à répétition et plusieurs mois d’attente avant que tout ne rentre dans l’ordre.

J’ai eu l’impression à cette époque, que cela n’arrivait qu’à moi, que toutes les femmes tombaient enceinte du premier coup, puis, à force d’en parler, on s’aperçoit que la fausse couche est très répandue mais qu’il faut aussi la dédramatiser pour mieux l’accepter. Elle fait partie de la vie, du cycle naturel des choses et même si c’est compliqué à envisager, il ne faut pas la voir ni comme une punition ou comme de la malchance. Bien sûr, je dis ça aujourd’hui avec beaucoup de recul et je sais que ce n’est pas facile à l’instant T.

Vous vous imaginez donc bien que suite à ça, (re) partir sur de bonnes bases et envisager les choses sereinement s’avère être un travail de longue haleine.

Ce jour de mai où j’ai appris pour la seconde fois que j’étais enceinte (j’apprenais l’an dernier à 5 jours près que je l’étais aussi, hasard?!) je me suis effondrée tant j’étais angoissée et tant j’avais attendu ce moment avec impatience. L’idée que cette grossesse puisse de nouveau ne pas aboutir m’a complètement gâché ce moment. Je n’avais qu’une hâte, c’était de passer le cap des 12 semaines avec la première écho pour être enfin rassurée et avancer plus sereinement. C’est chose faite puisqu’aujourd’hui je suis à 18 semaines, et que j’ai cette chance, quelque part, que ma gynécologue me suive chaque mois en plus des échographies officielles, ce qui me permet de voir mon bébé encore plus souvent ! Malgré tout, je reste avec cette peur profonde au quotidien, que tout puisse s’arrêter d’un moment à l’autre.

Les maux de grossesse

J’avais beaucoup entendu parler des divers maux de grossesse : les nausées, les vomissements, les changements d’habitudes alimentaires, etc mais je n’ai jamais réellement eu vraiment droit à tous ces petits bonheurs (sauf mon café du matin qui ne fait plus partie de mes rituels et des plats chauds que je préfère froids…) !

En revanche, presque instantanément, j’ai ressentie une fatigue intense, presque insoutenable, comme une grosse grippe de plusieurs semaines ! Dormir 10h par nuit, et se retrouver à faire des siestes de 2/3/4h à n’en plus finir tout en étant allongée toute la journée… Cette fatigue m’a vidé de mon énergie et de toutes formes d’envies : sortir voir mes amis ? même pas en rêve ! Regarder la télé ? ça va bien deux minutes ! Lire alors ? Trop d’efforts encore… Je sais, vu comme ça c’est assez violent mais voilà comment j’ai vécu ce premier trimestre ! Un mélange de bonheur mêlé à cette fatigue qui m’habitait et qui n’était pas moi ! Toujours très active et énergique, je ne me reconnaissais plus et je ne savais pas comment gérer ce qu’il m’arrivait…

Dernièrement, j’ai même eu des malaises vagaux à répétition, avec des chutes de tensions ce qui peut-être visiblement assez courant aussi. Ce qui reste le plus difficile à accepter, c’est que tout cela nous soit imposé, on ne maitrise rien, les hormones affluent dans tous les sens et l’on doit composer chaque jour avec ce nouveau corps et ce nouveau psychisme !

Et quand je parle de psychisme, c’est à juste titre ; j’ai parfois eu des phases semblable à de la déprime, tant la moindre activité m’était inaccessible. Et tout ça, je n’y étais pas prête, je m’étais dit que je réduirai mon activité sportive s’il le fallait, que je modifierai mes habitudes de vie, que j’accepterai volontiers ce nouveau corps avec ces kilos en plus, car je le désire plus que tout ce bébé, mais à ce point, cela ne m’avait absolument pas traversé l’esprit ! Fort heureusement, je commence à ENFIN voir le bout aujourd’hui, je sens que je regagne de l’énergie jour après jour pour des détails qui m’étaient encore trop compliqués il y a peu et je vais pouvoir savourer tout ce bonheur qui m’arrive, car j’en suis aussi pleinement consciente, je vis un BONHEUR et je suis plus que prête à l’accueillir !

Mon article n’a pas pour but d’effrayer ou de rendre la grossesse négative, non jamais, tous ces maux sont bien vite oubliés lorsqu’on se retrouve devant l’échographe et qu’on aperçoit pour la première fois ce tout petit être, que l’on entend ses premiers battements de coeur, qu’on le voit gigoter et se retourner, non tout ça, n’a pas d’égal ! Ici, je souhaite juste dédramatiser la grossesse et montrer qu’elle n’est pas toujours aussi rose et idyllique comme on peut nous le montrer et qu’aucune grossesse ne se vaut.

Vous parler de tous ces maux, me permet aussi de me libérer d’un poids et de cette culpabilité que j’ai pu ressentir à être couchée et fatiguée à longueur de journée, quand d’autres grossesses autour de vous se passent sans difficulté ; mais, j’espère aussi, que cela vous permettra de mieux comprendre ce qu’il se passe ou passera dans votre corps à ce moment là afin d’être les moins déroutées possible. En bref, partager et délier les langues est la clé pour moi et la raison de cet article.

Et vous, racontez-moi, comment s’est passé ce premier trimestre de grossesse ?

Ana.

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Sarah dit :

    Bonjour Ana,
    Tout d’abord félicitations 🙂 ! Ensuite en ce qui me concerne, je me retrouve beaucoup dans ce que tu écris concernant ton ressenti mais pour des raisons différentes parce que bébé surprise et début d’un nouveau job au moment où j’ai appris ma grossesse donc pas vraiment le moment idéal (mais en existe-t-il vraiment un 😉 ?). Donc difficulté tant de mon côté que de celui du papa à se “faire à l’idée”… jusqu’à la première fois où on a entendu le coeur de bébé et là c’était juste génial :-D.
    Côté physique, si cela peut t’aider (et d’autres futurs mamans à déculpabiliser), j’ai eu quasiment tous les petits désagréments de début de grossesse. Je dis petits parce que quand je pense à ma demi-soeur enceinte de jumeaux après plusieurs fausses couches qui a dû être arrêtée presque dès le début de sa grossesse sans pouvoir vraiment bouger de chez elle et qui en plus fait du diabète gestationnel, je me dis que je m’en tire pas trop mal. Alors la fatigue de début de grossesse, ça aussi je connais ! Rentrer du boulot à 19h30 et s’effondrer d’épuisement sur le canapé et ne plus bouger de la soirée (papa a eu du mal à comprendre à quel point je pouvais être épuisée d’ailleurs au début), l’envie irrépressible de dormir l’aprem au boulot et j’en passe… et toute cette fatigue qui est venue aggraver les nausées, les migraines et autres joyeusetés du genre. Mais ça finit par passer et on a survécu à ça et ça fait un bon entraînement pour les premières semaines (mois) de bébé haha !
    Belle journée,
    Sarah

    1. Ana green dit :

      hello, merci Sarah pour ton retour et ce joli commentaire ça fais plaisir et on se sent moins seule car très souvent lorsque je parle de cette fatigue on me regarde plus avec étonnement comme si cela n’arrivait jamais ahah

      a bientôt 🙂

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